Les travaux de mur de soutènement entrent dans leur phase finale

Ville de Saint-Georges

Saint-Georges, le 24 mai 2019 – La phase finale des travaux de réfection du mur de soutènement est amorcée alors que l’on procédera à des travaux d’aménagement des stationnements, de la piste cyclable ainsi que la pose de revêtement bitumineux. Ces différentes opérations auront un impact tantôt sur les stationnements à la hauteur du mur de soutènement tantôt sur les usagers qui empruntent la promenade Redmond au sud de la 118e Rue. ( NDLR : Communiqué publié intégralement )

À compter du lundi 27 mai, l’entrepreneur réalisera des travaux d’excavation et de pose de bordures de granite qui délimiteront le stationnement. Cette opération s’échelonnera sur une période de deux semaines.

Parallèlement, on procédera à la mise en place du gravier pour la réalisation de la piste cyclable, qui sera juxtaposée au mur de soutènement, sur tout près d’un kilomètre. Si tout va pour le mieux, le pavage de la piste pourrait être exécuté les 29 et 30 mai.

Toutefois, cette étape importante causera, temporairement, une diminution considérable du nombre de cases de stationnement. Lorsque la situation le permettra, des zones de stationnement seront délimitées pour permettre un accès aux commerces.

Enfin, la fermeture de la promenade Redmond sera annoncée d’ici quelques semaines afin de procéder à l’asphaltage de la rue.

Ville de Saint-Georges tient à remercier sincèrement les commerçants et les citoyens pour leur collaboration et leur patience et vous rappelle la prudence à l’approche du chantier.

La Nouvelle-Beauce citée en exemple à Montréal

MRC Nouvelle-Beauce
VIVRE EN VILLE


Montréal, le 25 avril 2019 – La Nouvelle-Beauce était en vedette ce jeudi aux côtés de Seattle, Vancouver et New-York lors des 4e Rendez-vous Collectivités viables organisés par Vivre en Ville.

L’événement réunissait 350 décideurs, professionnels, promoteurs et citoyens engagés venus échanger sur les meilleures façons de développer des projets de qualité autant en région urbaine que rurale.

Invité à venir partager l’expérience vécue à Saint-Elzéar et ailleurs en Nouvelle-Beauce, le Directeur du service de l’aménagement à la MRC N-B. Érick Olivier était malheureusement retenu en Beauce suite à l’inondation des bureaux administratifs de la MRC. C’est M. David Paradis, Directeur de recherche et formation chez Vivre en Ville et originaire de Saint-Isidore qui s’est chargé de la présentation.

Comme l’a souligné le Directeur général de Vivre en Ville, Christian Savard, la dernière semaine a été ponctuée de plusieurs événements liés au Jour de la Terre et aussi de nombreuses fatalités ayant affecté des milliers de Québécois du fait des importantes inondations survenues un peu partout dans la province. Une semaine qui porte à réfléchir et nous rappelle notre vulnérabilité en plus de mettre en lumière tous les défis qui attendent les territoires qui devront s’adapter face à la perspective des changements climatiques qui s’opèrent de plus en plus.

Cliquez ici pour en apprendre davantage concernant les démarches initiées par la MRC Nouvelle-Beauce et la municipalité de Saint-Elzéar.

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Compensation carbone – Un reportage carboneutre 🙂

Le transport automobile requis pour le tournage de ce reportage ( 574 km – moyenne de 6 litres / 100 km ) a généré 0.08 tonnes de Co2 (calculateur de Compensation Co2 Québec ). Le montant nécessaire à la compensation des émissions faites est calculé à 4.00$ + tx. , payée par Sartiganå à Compensation Co2 Québec, via son partenaire Aménagement coopératif des Appalaches.

La place du marché : texte du mensuel Voir recommandé par Sartiganå

Voir

NDLR Sartiganå : Nous prenons ici la liberté de reproduire ce texte paru dans le mensuel Voir, en guise de marque d’appréciation du propos de l’auteur, Simon Jodoin qui signe là un petit bijou de texte, en droite ligne avec la pensée qui anime l’esprit du projet Sartiganå. D’ailleurs, c’est avec grand enthousiasme que nous accueillerons M. Jodoin lors du premier Happening Sartiganå le 28 mars prochain, en sa qualité de chroniqueur dans l’équipe de la Balado de Fred Savard.

Texte original ici : https://voir.ca/chroniques/theologie-mediatique/2017/09/09/la-place-du-marche/

Théologie Médiatique

Simon Jodoin 9 septembre 2017

En parlant de l’agora, de nos jours, on pense surtout à une place publique où on retrouve la foule à qui on peut s’adresser, un lieu de prise de parole et de manifestation. Ce n’est pas faux, mais ce qui est intéressant, quand on s’arrête pour y réfléchir, c’est de constater que ce mot, à l’origine, désignait pour les Grecs à la fois la place publique et la place du marché. C’était ainsi un lieu de transactions commerciales et de débats démocratiques. Ces deux notions étaient, pour ainsi dire, interreliées, elles allaient de pair. L’agora, c’était un endroit où on pouvait échanger des points de vue et des denrées.

C’est une idée qui me traverse l’esprit chaque fois que je voyage au Québec. Dès que je le peux, j’aime avaler des kilomètres d’asphalte pour faire le tour des villes et des villages.

Je me désole trop souvent de voir comment le fossé se creuse entre les villes, les urbains, et la campagne, les paysans. Pardonnez-moi à l’avance cette rupture, un peu grossière, que je trace ici, mais vous voyez ce que je veux dire. C’est dans l’air du temps de constater le clivage entre les centres urbains, où on retrouve le plus souvent les élites, les intellectuels, les travailleurs des médias, les arts et les spectacles, les collèges et les universités, les sièges sociaux et les gens d’affaires, et les «régions», où on retrouve les paysans et les villageois, la vie rurale.

Cette rupture, c’est un fossé social qui s’agrandit, qui se creuse. Les Trump et Le Pen en font leurs choux gras et c’est dans ces tranchées qu’ils font germer leurs discours de division. Les incompréhensions sont immenses entre les villes et les régions, et pour cause… Nous n’avons plus de places publiques, nous avons des supermarchés, excentrés, où nous attendons en file, les uns derrière les autres, en silence.

Imaginons, pour rêver, un marché, au centre de la ville ou du village. Un endroit où les paysans pourraient venir vendre leurs produits et mettre en valeur leur riche savoir-faire. Ce serait un lieu de rencontre et de discussion, un lieu d’échange qui permettrait de créer des liens entre les urbains, les villageois, et les paysans.

Une société d’État, comme la SAQ, aurait le devoir d’y installer une succursale. Pour vendre du vin et des alcools provenant de partout à travers le monde, mais aussi pour faire la promotion de produits locaux comme ceux des microbrasseries, des cidreries, des vignobles et des distilleries.

Pensons-y une seconde. Le rôle d’une société d’État qui contrôle un monopole ne devrait pas se limiter à réglementer la vente d’alcool et générer des profits. Un tel outil collectif devrait être utilisé pour dynamiser le cœur des villes, des villages et la vie de quartier. Je pleure quand je vois, sur les boulevards moches en périphérie de nos agglomérations, ces immenses succursales laides et plates qui prennent place à côté des monstres à grande surface qui ont tué les centres-villes et le cœur des villages. Une société d’État, c’est d’abord et surtout un outil de développement économique et social. Il faut s’en servir.

Nous pourrions même imaginer qu’un tel marché pourrait être un lieu de culture et d’éducation. On pourrait y organiser des spectacles et des expositions. On a bien enregistré une émission de télévision au Marché Jean-Talon, à Montréal, pendant des années – souvenons-nous de cette fameuse palourde royale à Des kiwis et des hommes qui avait provoqué l’hilarité générale! Alors, pourquoi ne pourrions-nous pas penser qu’un marché pourrait jouer le même rôle partout au Québec? Pensons à une scène où iraient se produire des artistes venus de tous les coins du pays. Toujours au Marché Jean-Talon, à l’étage, on trouve une classe de La tablée des chefs qui organise chaque année un camp de jour où on enseigne la cuisine. Les jeunes y apprennent à manger autre chose que de la merde surgelée. Un apprentissage aussi essentiel que le français et les mathématiques, si vous voulez mon avis. Pourquoi ne pas faire la même chose un peu partout, selon les spécificités locales? Cours de cuisine pour tous les curieux culinaires, interprétation du terroir pour les écoliers, ateliers avec les aînés, etc. Les déclinaisons qu’on peut imaginer sont nombreuses. On est ce qu’on mange, dit-on. Il faudrait bien se dégeler un peu les pogos.

On pourrait sans doute impliquer des chefs cuisiniers et des restaurateurs dans un tel projet. Les artistes de la cuisine, partout en province, sont nos plus précieux ambassadeurs du savoir-faire d’ici. Ils aiment les produits que nous cultivons, les mettent en valeur, en sont fiers. Certains, parmi les meilleurs, ont même choisi de s’installer en région. Par ailleurs, une émission comme Les chefs!, à Radio-Canada, connaît un vif succès. Voilà qui est bien. Alors, pourquoi ne pas penser à une tournée, à des conférences données par les vedettes de la cuisine pour faire découvrir le terroir? Encore ici, nous avons une société d’État qui pourrait grandement aider. On ne se limiterait pas à la cuisine, d’ailleurs. Pensons à une émission de radio sur des enjeux politiques qui se déplace de région en région, une émission de science comme Les années lumière qui ferait le tour de la province. La saison dernière, les gars de La soirée est (encore) jeune ont remporté un vif succès lors d’une émission enregistrée à Gatineau. Imaginez un peu s’ils refaisaient l’exercice partout. Parce que rire aussi, ça nous manque pas mal par les temps qui courent.

Il faudrait, autour de ces marchés, loger la plupart des bureaux des services publics: bureaux de poste, ceux de la SAAQ, cliniques, services sociaux. Dans tous les cas, il s’agirait de multiplier les occasions, pour les citoyens, de se rendre à la place du marché, d’en faire un pôle de visibilité, un milieu de travail, un lieu où on doit passer et où il est possible de faire ses achats en découvrant le travail des paysans et en rencontrant ses concitoyens.

Je pourrais rêver encore des heures à ce que pourraient être des places du marché partout au Québec. Mais dites-moi, vous, lecteurs et lectrices, quelles seraient vos idées pour dynamiser le cœur des villes et des villages tout en créant des ponts entre les urbains et les paysans? Écrivez-moi, j’aimerais bien vous lire!

sjodoin@voir.ca